" Ca se passe au Conservatoire. Je n'y suis pas allée depuis longtemps alors ça me fait bizarre, mais je retrouve sans problème le chemin de la salle de cours de ma prof de piano. Après avoir
toqué, puis entendu le "ouiiiiii" de la prof, j'entre. Elle n'a pas changé. Toujours habillée classe avec une jupe et veste assortie et en hauts talons.
On doit déchiffrer une partition parce que je n'ai rien préparé et donc rien à lui présenter. Je sors un vieux bouquin de mon sac. Ca ne lui convient pas. Apparemment, c'est trop facile. Le
souci, c'est que je n'ai rien d'autre à lui proposer. Et elle n'a rien non plus...
Alors, elle m'envoie toquer chez la prof d'en face pour que je trouve de quoi pianoter. Cette prof d'en face, elle existe en vrai, mais dans mon rêve, elle s'appelle "Sophie Tarrin". Elle me
reçoit plus chaleureusement que ma prof et m'accompagne sans hésiter à la médiathèque du Conservatoire pour me dégoter la partition adéquate.
On est donc en train de chercher une partition. Y'a deux gamins de 10-12 ans qui ricanent à nos côtés. Sans que je ne l'ai vu venir, il y en a un des deux qui me pince les hanches en se marrant
(probablement pour répondre à un défi que lui a lancé son pote).
Je me révolte et hurle en articulant lentement chaque syllabe: "Mais de quel droit te permets-tu de faire ça? qui es-tu pour oser me toucher?" (Je m'en souvenais nettement au réveil
alors je l'ai noté).

Comme si de rien n'était, la prof me sort une partition. En fait, c'est la sienne. Oui, oui c'est elle qui l'a écrite. En fait, sa participation dans l'ouvrage se résume à peu de choses
puisqu'elle a juste trié quelques morceaux - composés par d'autres - en niveau de difficulté croissant. Elle s'est juste servi de son nom, impossible à rater tellement il était inscrit en
énorme...
C'est en voyant la couverture de la partition que j'ai tilté. C'était écrit en gros "La méthode du Lémurien". Et on voyait un p'tit lémurien assis bien droit sur son tabouret en train de jouer du
piano. Cette Sophie, c'était la sœur de Fabrice Tarrin! (cliquez sur l'animal pour aller sur son blog, que je visite régulièrement)"
Sept ans déjà que je ne vais plus au Conservatoire... Et pourtant, j'ai retrouvé de façon intacte ses couloirs, la salle de cours où j'allais, le petit stress derrière la porte avant de découvrir l'humeur de la prof.
J'ai rêvé de mon amoureux secret d'enfance, pas vu depuis de nombreuses années. J'ai déjà rêvé de lui une fois depuis l'existence du blog, avant de rencontrer Cédric, il y a trois ans quasi jour pour jour (ici). C'était un rêve marquant, et je suis contente d'avoir pu lire aujourd'hui les traces écrites sur le moment. Sa maman intervenait dans le rêve (je ne m'en souvenais plus...). Il n'y a pas eu d'autres rêves de lui pendant ces trois années. Et cette nuit, il m'est réapparu en présence de son père et de son frère.
" On était dans la cuisine de ma grand-mère maternelle. Il y avait lui, son papa, ma maman, ma grand-mère et moi. On s'était pas vus depuis longtemps. On se cherchait du regard. Son père
racontait que son premier fils allait se marier. Et que ma famille était invitée, en souvenir des années où ils se voyaient souvent. Le mariage se passerait dans un camping fin juillet. Et il
fallait réserver toute la semaine du 23. J'étais contente qu'il y ait une occasion comme celle-ci pour qu'on se retrouve.
Matthieu avait l'air très content aussi. Il m'a proposé spontanément devant tout le monde de venir en vacances en Pologne avec lui début juillet avant le mariage. J'avais très envie de répondre
oui. Mais j'avais des choses de prévues avec Cédric. Et puis devant ma mère, c'était impossible que j'accepte.
Ca me gênait qu'on ne puisse pas profiter de n'être que tous les deux. On est sortis côté jardin s'asseoir sur les marches. On ne se disait rien de plus... Mais le silence, on s'en foutait. On se
souriait. Je sentais mon cœur battre très vite. Je savais que pour lui, c'était pareil.
Son père l'a rappelé pour qu'ils s'en aillent.
On est sortis avec ma maman côté rue. Ma sœur était aussi là. Et il est apparu sur un VTT avec l'allure typique du beauf: jogging, chaîne bien visible autour du cou, énorme tatouage sur l'ensemble de son crâne rasé qui descend jusque dans la nuque, et, must du beauf, il est passé quatre cinq fois devant nous, en faisant des petits virages saccadés tout en nous matant (genre les jeunots débiles qui roulent des mécaniques en espérant épater). Bref, il incarnait tout ce que je déteste chez un mec! lol. Et pourtant, j'ai dit à ma mère que je le trouvais séduisant...
Il y a eu le mariage de son frère. Cédric n'était pas invité. Je me suis retrouvé à une table (c'était en plein air) où je ne connaissais personne et où il y avait des places libres près de moi.
J'étais déçue de ne pas être assise à côté de Matthieu. J'ai jeté un œil vers la table de mes parents pour voir où ils étaient. Finalement, ma sœur est venue s'asseoir en face de moi. Et il nous
a rejoint. On a bien rigolé."
Ca me perturbe d'avoir révê ça par rapport à Cédric. D'autant plus que je n'ai pas pensé à Matthieu depuis longtemps... J'viens de me souvenir d'un autre détail, la mariée s'appelerait Emeline!
Alors là, c'est complètement incroyable! J'ai révê que j'étais enceinte. Ca m'était déjà arrivé plus ou moins. Mais là, j'ai vécu plusieurs scènes de la grossesse et de façon plutôt précise.
" Une scène où je suis à la table basse sur le Fatboy en train de surfer sur le net. J'ai envie de manger une délicieuse barre chocolatée genre Snickers ou Lion. Et là, je me rappelle que je
suis enceinte, alors je me force pour résister à la tentation. Il vaut mieux que je mange un fruit. C'est plus sain.
Deuxième échographie. Je suis allongée sur la table d'examen et une femme va placer la sonde pour envoyer les ondes ultra-sonores vers mon ventre. Elle a des lunettes. Près de son ordinateur, je
vois qu'il y a des lunettes géantes qu'on utilise d'habitude pour les déguisements. Je panique un peu en me faisant un film dans ma tête. Si il y a ces lunettes dans cette pièce, c'est pour
servir à quelque chose. Ca doit être des lunettes de protection. On a aujourd'hui réalisé que les ultra-sons pouvaient avoir des effets nocifs sur la vue. N'importe quoi!
La femme qui me pratique l'examen tourne l'écran de son ordinateur vers moi, afin que j'admire le beau foetus que je porte. Incroyable. C'est une image en 3D, en niveaux de gris,
parfaitement nette, rien à voir avec une image échographique classique! On est dans un futur proche!!! (lol) Et en plus, c'est apparemment au début de la grossesse, pendant le stade embryonnaire
et non foetal. On voit donc sur fond blanc l'image de l'embryon qui tourne sur lui-même. Tous les points à vérifier apparaissent progressivement à l'écran. A chaque fois, la petite encoche verte
apparaît à côté pour confirmer que c'est ok. Ca se passe comme si c'était un écran de contrôle pour le décollage d'une fusée! "Ebauche des membres" Ok. "Courbure
antéropostérieure" Ok. "Volume encéphalique" Ok. Waou. Hallucinant. La manipulatrice qui m'a passé la sonde pour prendre les images n'a même pas à exploiter les images. Ca se fait
automatiquement par informatique. Je comprends que si l'embryon n'est pas valide, ils peuvent le détruire aussitôt. Ca me fait peur.
Autre scène où j'annonce à ma maman que je suis enceinte. Je lui annonce sans détours: "tu sais, maman, j'attends un bébé." Elle sautille de joie. Elle n'a même pas l'air surprise."

Embryon humain de quatre semaines
Science museum
" Il faisait très beau. Ca devait être l'été. On était allongés sur la berge d'une rivière tranquille, genre l'Ardèche, avec d'autres personnes mais je ne sais pas qui... On s'est tous baignés. Et on a nagé dans le sens du courant. Et puis j'ai oublié les autres. J'ai nagé devant.
C'était très agréable. J'étais portée par le courant et le paysage était magnifique. Il n'y avait pas d'efforts à faire pour avancer. Plus je nageais, plus la rivière rétrécissait, comme si on allait vers la source. Et plus le paysage devenait hivernal."
En suivant le cours d'une rivière, on arrive dans un fleuve. C'est bizarre que j'ai inversé cette logique. Comment interpréter ça?
" On était dans un port, devant un immense paquebot (de l'envergure du Titanic) qui allait bientôt lever l'ancre. Une foule de gens s'amassait sur le quai. Beaucoup de monde se trouvait là
simplement dans l'espoir
d'apercevoir le pape.
Parce qu'en effet, le pape avait réservé pour ses accompagnateurs et lui le dernier étage du navire, au-dessus du pont.
On l'a vu, le pape!!! Il a fait une apparition d'un hublot de son étage. Bon, on ne le voyait pas très bien parce qu'il y avait de la hauteur, mais on le reconnaissait, il était habillé en blanc, et on voyait s'agiter la crosse dont il se servait pour faire un coucou au public.
Cédric m'a appelé pour qu'on avance. Nous étions là pour entrer dans le bateau! En fait, c'était mon coéquipier et nous étions chargés d'une mission secrète."
Seulement, je ne me souviens plus de tout... Mon rêve est un peu confus. Il me manque un bon bout de ce qui se passe dans le paquebot. C'est énervant, pas moyen de me souvenir de ce bout que je suis pourtant certaine d'avoir rêvé.
" C'était probablement en soirée au cours d'un cocktail, parce que les hommes étaients tous en costume, certains avec le noeud pap', et je me trouvais dans une splendide robe rouge. Cédric (whaou, la classe, mon chéri) m'a fait une sorte de signe du regard pour que j'aille jeter un oeil du côté des escaliers. C'était l'ambiance James Bond.
Je me suis donc éclipsée vers les escaliers. Et je suis montée à l'étage du pape. Mais j'ai entendu des voix, peut-être bien des gardes du corps. Alors je me suis cachée dans un coin sombre de la cage d'escaliers. Et puis, ensuite, je ne me souviens plus très bien...
J'ai eu la sensation bizarre de savoir que tout ça n'était que machination, que le pape n'était qu'un homme qui manipulait les gens, qui vivait dans un monde de pouvoir, de politique et d'argent, endossant son rôle uniquement pour que le peuple croit en quelque chose et qu'il ne se rebiffe pas contre ceux qui le gouvernent.
Sans avoir vu personne, je suis redescendue. Il y avait un long couloir à la sortie d'escaliers, bordé d'un côté de portes et de l'autre d'hublots. Des gardes du corps m'ont repéré et m'ont poursuivi. J'ai pas pu faire grand chose... J'étais accusée de complot et j'allais payer pour m'être aventurée à l'étage interdit."
" Je me cache derrière une borne d'incendie, recroquevillée. Et j'attends le moment propice pour rejoindre le bistrot d'en face. Il faut que je demande de l'aide parce que je suis recherchée pour
être éliminée. Je suis habillée d'une combinaison rouge intégrale.
C'est le moment. Je me décide à sortir de ma cachette. Je cours vers le bistrot pour aborder les trois quatre piliers qui étaient accoudés au bar avec leur petit canon (ambiance très rustique).
En me voyant débouler, ils sortent sur le trottoir. Je leur demande leur aide pour rejoindre un autre village un peu plus loin (parce que j'étais à pied apparemment). Evidemment, mon ennemi
arrive. Mais je ne le vois pas tout de suite. Il est en voiture (blanche) et fonce sur nous. Les limites de la chaussée ne l'arrêtent pas. Y'a un des vieux qui crie " 'Tention!" Tout le monde se
pousse. Mais le petit vieux qui a crié est resté où il était. La voiture s'arrête pile devant lui, à quelques centimètres. On attaque le chauffeur. Je ne sais pas si c'est moi qui ai fait ça,
mais le chauffeur est plus ou moins poignardé avec une grande barre métallique. On voit la douleur marquée sur son visage, il est blême et tout crispé. Dans un ultime effort, il appuie sur
l'accélérateur.
Le petit vieux qui était juste devant la voiture se retrouve progressivement coincé contre le mur du bistrot. Il aurait eu le temps de s'extirper sur le côté du véhicule. Je ne comprends pas
pourquoi il se laisse piéger. Les gentils s'acharnent sur la barre qui tue à petit feu le méchant. Et le méchant arrive à faire avancer lentement la voiture. Tout ça dure bien trop
longtemps. Finalement, le petit vieux passe sous les roues du véhicule, en hurlant et en souffrant.
Ca fait deux morts. Et un bâtiment qui s'écroule (la voiture a poussé le mur porteur de la façade).
Il y a une autre scène. Je suis rechangée, habillée en blanc avec un foulard qui enveloppe ma tête et des lunettes de soleil. J'ai du rouge à lèvres bien rouge. On est dans la voiture qui
m'emmènera à l'autre village que je dois rejoindre, avec un des petits monsieurs du bistrot. Je rigole aux éclats, comme si j'avais complètement oublié la situation affreuse à laquelle je venais
d'être confrontée."
C'était comme si je regardais un film, je me voyais de l'extérieur... A la fin, j'étais déguisée en Sophie Marceau dans "La disparue de Deauville" (un film (pas génial) que j'ai vu
récemment, ça doit être le lien). Bon ba voilà, encore un rêve gore...
" J'étais en train de discuter avec mon chéri... On était tous les deux allongés sur le lit. Je ne sais plus de quoi on parlait mais il m'a sorti, textuellement, "Oh ba tu sais, faut pas tout croire, les week-ends où je m'en vais, il y a souvent une autre fille!"
Le point de non-retour (qui faisait très très réel!). Le choc.
Un peu sadique, je me suis alors imaginée tous ces week-ends où il m'a laissée pour soi-disant rejoindre ses copains, et donc toutes ces (superbes) filles... J'ai pleuré. Je ne comprenais
pas comment il avait pu, par omission, me mentir. Ce n'était pas possible. Je ne pouvais vraiment pas comprendre, alors je lui ai demandé de mieux m'expliquer.
Il m'a clairement avoué qu'il m'avait trompée, à plusieurs reprises, et de façon régulière.
A moitié sanglotante, je lui ai dit que c'était fini alors. Vu que je ne pouvais pas accepter cette situation.
Il a eu un petit sourire compatissant. Erk."
Pourtant, je lui fais tout à fait confiance, même quand il m'abandonne quelques jours ;)
C'est "marrant" (jaune) d'avoir révê ça.


