" Il y a une sorte de barbecue avec plein de monde, chez une amie d'enfance, dans sa cour. On a tous notre verre de punch. Ce qui est bizarre, c'est que pour cuire les merguez, le cuisto embauché dispose d'un four à pain immense, collé contre la maison.
L'intuition me dit qu'il faut tous se sauver. Je cours, je cours pour m'enfuir au plus vite. J'entends une énooooorme déflagration, et je suis saisie par une vague de chaleur (je suis sûre que ça vient du four!). Une idée réflexe me vient, si je veux m'en sortir, je dois plonger dans la rivière qui est juste là pour ne pas brûler. Je prends une grande inspiration tout en plongeant. Je reste en apnée sous l'eau le plus longtemps possible.
Ce que sont devenus les autres, j'en sais rien, mais je suis revenue sur les lieux, pour constater avec horreur qu'il n'y a plus de toit ni cloisons. Les murs extérieurs sont les seuls vestiges..."
Etonnant... Déjà parce que ça fait un moment que je ne suis pas retournée dans la fameuse cour où a lieu le barbecue. Et surtout parce que le fait de se jeter dans l'eau pour se protéger d'une explosion, ça correspond à un rêve similaire...
Erf, je ne pensais pas rêver ça... d'autant plus que je me sens "épanouie". Mais bon, sans aller dans les détails, le contexte est particulier, alors pour une fois que je peux mettre des choses un peu croustillantes... Allons-y!
" C'était dans une grande salle, genre salle des fêtes, décorée avec des ballons. Je ne sais pas trop pourquoi je suis venue là. Il n'y a personne. En fait, si. Au fond de la salle, il y a un recoin, avec plusieurs grandes tables accolées comme pour faire une sorte d'estrade. Et dessus... Erf...
Sur ces tables se trouve Miss Dominique, allongée, mais pas vraiment en train de se reposer. Miss Dominique, dans une de ses longues robes de soirée, est en train de s'échauffer avec un beau grand black musclé (oui oui, les abdominaux étaient déjà dénudés, et quasi tout le reste aussi d'ailleurs). Ce dernier s'affairait à déshabiller notre nouvelle star quand il m'a vue arriver.
Désolée Dominique, j'espère que tu ne m'en veux pas, mais voilà ce qui s'est passé. A vrai dire, le mec s'est rapproché de moi, de plus en plus. Il m'a carressé. Les choses sérieuses ont commencé... Et je ne pouvais rien faire pour empêcher ça. Tu étais là, mais tu étais absente. On a complètement fait abstraction de toi, Dominique..."
P.S: D'ailleurs, dans l'action, j'ai aussi fait abstraction de Cédric... J'ai pas pu m'empêcher de lui raconter mon rêve au réveil (culpabilité?). Forcément, ça lui a pas fait plaisir, mais bon, ce n'est qu'un rêve...
Elle est chouette notre commode blanche. Cédric l'a acheté l'année dernière "pour mes petites affaires", pour que je me sente un peu plus chez moi chez lui. On a posé l'aquarium dessus. C'est top la classe!
" J'ouvre un des tiroirs de la commode, dans mon rêve, sans me douter de ce que je vais y trouver! Quelle horreur. Je découvre une sorte de boîte en plastique que je ne connaissais pas. Et à l'intérieur, car je n'ai pas pu m'empêcher de regarder ce qu'elle contenait, je m'aperçois que tous les cadavres de nos poissons morts depuis des mois y reposent.
Je ne comprends pas. Comment Cédric (car c'est forcément lui) a fait pour me cacher ça depuis tout ce temps??? Je les ai pourtant bien vus partir pendant les cérémonies chasse d'eau!
Le temps de me soucier de cette découverte, et je me rends compte toute stressée que Karoutcho bouge!!! Il convulse même. Comment c'est possible? Ca fait des mois qu'il est sans air et sans eau dans ce tiroir! Ma mère apparaît dans le rêve, et me dit qu'il faut le remettre dans l'aquarium. Ca me répugne un peu, parce que je le considère mort, mais je prends le verre des poissons pour le faire glisser dedans et le replacer dans l'eau.
C'est ensuite Pop que je vois bouger. J'essaye de l'attraper dans le verre, mais il se disloque complètement. Au fur et à mesure que je le fais entrer, il s'étale comme de la guimauve fondue. Je vois deux têtes de Pop. C'est dingue!"
Le rêve en reste là... Dommage. J'aurais bien voulu percé ce mystère.
Ce rêve m'est venu alors que je dormais chez une copine. Son copain est ingénieur informaticien.
" J'étais à moitié dans le sommeil, à moitié dans une sorte de réalité (les guillements sont ouverts, donc en fait, je dormais pour de vrai!). Il m'est venu à l'idée que le copain informaticien de ma copine SAVAIT TOUT de mes rêves. J'en étais persuadée. Ca m'a réveillé (dans mon rêve) et je me suis retrouvée mal à l'aise d'avoir imaginer ça... Un peu plus tard, ce même gars m'a proposé de prendre de la musique sur son ordi. Et malencontreusement, absolument par hasard, j'ai découvert une panoplie de liens pointant vers chacun de mes rêves dans un dossier caché. Erk, j'me suis dit qu'il était cinglé."
Est-ce que j'aurais peur des gens pouvant être amenés à lire mes rêves?
Cette nuit, j'étais toute seule... Ca faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé, quand Cédric est en déplacement, je rejoins toujours mon chez-moi où je retrouve ma soeurette. Mon sommeil ne s'est pas rendu très prolifique en matière de rêves (je me souviens vaguement avoir rempli des formulaires de jeux concours sur internet et donné des coups de fil importants à des clients en tant que boss...) mais en tout cas, j'ai bien dormi et ça m'a "inspiré" ce petit dessin (euh, oui, tout de suite les grands mots! :-s )

C'est dommage, en ce moment, la matière toute fraîche qui me permet de remplir ces pages oranges est bien là au réveil... Et puis, quand je peux enfin "prendre le temps" pour la tartiner ici, j'ai déjà oublié les détails. Enfin bon, pas de quoi s'alarmer!
Pour ce qui est du rêve qui suit, j'ai un peu hésité à le mettre (ça fait déjà deux semaines que je l'ai fait), parce qu'il concerne la mort récente de ma grand-tante :'( , c'est "space" mais voilà je me lance.
" Elle habitait dans la maison de mes grands-parents paternels. Avec mon papa, on est venus lui rendre visite, à pied (c'est pas loin). On sonne, ça ne répond pas. Mais on peut entrer, parce que la porte n'est pas fermée à clé. On avance dans le couloir, mon père devant. Il entre dans la cuisine. Pas moi. J'aperçois qu'elle est allongée au sol. Je ne vois que le bas de son corps dans mon champ de vision, du couloir. Je la suppose inconsciente. Mon père revient et me dit qu'elle est morte, et qu'il y a plein de vomi partout. Il part chercher un seau et de quoi nettoyer le sol. Je suis là, seule, à quelques mètres du corps. Je n'ose pas le regarder, et en même temps, j'ai envie de jeter un coup d'oeil. Je suis mitigée, cependant, je ne trouve pas la force pour "voir". Je monte à l'étage, peut-être pour rejoindre mon père. Et aussitôt, je redescends. L'escalier donne sur le couloir, juste à côté de l'entrée.
C'est horrible d'écrire que c'est horrible. Mais... Je la vois debout devant la porte de la cuisine, "vivante", un peu blanche. Elle ne bouge pas, ne dit rien et me regarde. Je réalise qu'elle est morte, que c'est impossible de la voir ici. Je ne cherche pas à comprendre. J'ai peur. Je me sauve de la maison."
Depuis l'enterrement, je n'étais pas repassée devant chez elle. Et la veille du rêve, j'y suis passée sans me dire à l'avance que j'allais passer devant. Alors, du coup, forcément, ça m'a redéclenché des souvenirs en réalisant que jamais je ne reviendrai la voir ici. Et aussi des regrets. Sa mort a été soudaine. J'aurais aimé que la dernière fois où je l'ai vu, ce soit plus tard avant qu'elle ne parte.
Je pense que ce rêve est aussi lié à la nostalgie de mon enfance. La maison des grands-parents, elle est vendue depuis des années. Pourtant, dans mon rêve, tout est resté intact. C'est sûrement pour ça que je me suis empêchée un réveil, bien que la situation soit cauchemardesque.
Erf, je me sens toute bizarre d'avoir écrit ça... Et mon regard vient de se poser sur le bambou, la seule chose que j'ai récupéré de chez elle, une sorte de symbole...
" Ca se passe chez mes parents. Toute la famille est installée dans les canapés et regarde la télé. Mon regard s'aventure un peu dans le salon, et c'est là que je vois ce truc impensable: il y a des cobras bleu turquoise chez nous!!
!
Leur couleur est peut-être jolie, mais on les imagine indiscutablement venimeux, d'autant plus qu'ils sifflent.
On se lève d'un bond commun pour s'éloigner du danger.
Mais qu'est-ce qu'on va faire?
Mon père a eu une super idée. On va leur jeter de l'eau bouillante pour les tuer!
Je file à la cuisine pour mettre en route la bouilloire. Et en prenant de l'eau du robinet, je m'aperçois qu'un serpent est en train de pointer sa tête du tuyau d'évacuation de l'évier.
Je refile de l'autre côté pour prévenir les gens qu'en fait, ils proviennent probablement des égouts.
Mon père balance avec conviction l'eau brûlante sur les quelques spécimens du salon.
Je m'aperçois avec horreur d'une chose qui m'en fait occulter tout le reste dans le rêve. Le tableau que j'ai peint pour Cédric (qu'est-ce qu'il fait chez mes parents?) est tout brouillé. Toutes les couleurs se sont mélangées, et il ne reste plus qu'un marron pas beau même pas uniforme. Je suis dégoûtée... Ensuite seulement, je vois que le plancher n'a pas été épargné, mais ça m'atteint à peine. L'eau a provoqué des dégâts complètement disproportionnés... Les cobras ont apparemment disparu, mais ça m'est bien égal. Snif, mon tableau :'( "


