" C'est le matin. Je sors de l'appart et le ferme à double-tour. Je me retrouve dans un sas qui n'existe que dans mon rêve. Il y a une porte sur la gauche, c'est la sortie sur l'escalier; et une autre en face, c'est un appartement inoccupé.
D'habitude, la porte qui donne sur les escaliers est toujours ouverte.
Là, elle est fermée.
J'allume la lumière (qui n'éclaire pas beaucoup) avant de m'attaquer à la poignée.
La porte est fermée, à clé.
Première vague d'angoisse. Qui a pu fermer cette porte?
C'est à ce moment que je m'aperçois que la porte en face de l'appart est entre-ouverte. Il y a un homme qui m'observe dans le bâillement sombre de la porte, derrière un masque noir. En fait, il m'attendait.
Je suis coincée.
Je n'ai même pas le temps de crier ou de taper au mur. Le psychopathe est calme, il a des gestes lents, mais il m'attrape irrémédiablement par les poignets et me mets un truc sur la bouche. Je voudrais hurler. Il va me faire rentrer dans cet appart morbide.
Cédric est juste à côté, et il ne pourra pas se poser de questions avant ce soir. Personne ne peut savoir que je suis là."
Je me suis encore réveillée en panique. Et j'ai eu du mal à retrouver le sommeil.
Rien que le fait d'avoir écrit ça et d'avoir fait le tit dessin de droite, ça m'a donné des frissons.
C'est flippant.
Vendredi 15 septembre 2006
Comme Cédric part en Angleterre, j'ai rêvé que j'y allais aussi de mon côté.
" J'étais avec S. et N. pour ce petit périple. Je ne me souviens pas vraiment de ce qui s'est passé avant l'événement tragique qui m'a réveillé.
En tout cas, on repartait d'un endroit qu'on venait de visiter. Il était tard, la nuit tombait et on voulait prendre le bus.
En fait, on était que toutes les trois à l'attendre, ce bus. Quand il est arrivé, en fait, il n'y avait plus de chauffeur et c'est S. qui a conduit.
Elle ne maîtrisait pas bien le gabarit du véhicule et puis je la trouvais un peu avachie au volant, pas très concentrée, mais bon, je n'ai pas osé la critiquer.
La circulation était très dense, on était sur une autoroute, sur la voie des véhicules lents. C'est bizarre mais on roulait à droite... (j'ai dû zapper que j'étais en Angleterre hihihi).
Un gros 4X4 noir et une p'tite voiture vert kaki se doublaient et se redoublaient, tout en se collant au cul. Quels cons!
Il y a eu un coup de frein brusque, et S. a raccroché le 4X4. J'ai crié mais j'ai plus entendu le bruit de la tôle que moi. C'était la grosse merdouille mais il n'y avait rien de grave, juste une aile droite tortillée pour le 4X4 et un devant de bus gauche un peu endommagé aussi. Mais c'est là que s'est produit l'impensable.
Le 4X4 ammoché a intentionnelement foncé sur la voiture vert kaki, puis a entrepris un petit virage sec pour la percuter violemment sur son côté gauche.
J'ai senti les larmes monter. C'était horrible. Le gars dans la petite voiture n'avait aucune chance de s'en sortir et le connard au volant du 4X4 n'avait rien."
Sur cette situation cauchemardesque, je me suis évidemment réveillée.
Je me suis fait la (triste) réflexion que "les délires de mon sommeil" n'avaient rien de délicieux... Il y a trop de tension dans mes rêves alors qu'en ce moment, tout va bien dans ma vie :(
Mercredi 13 septembre 2006
" Est-ce un cataclysme de la nature, la conséquence de mutations oncogéniques ou bien la découverte de nouvelles planètes viables ? J'en sais rien, mais je me "réveille" (dans mon rêve) dans un monde apocalyptique, sans savoir comment ça en est arrivé là.
Quelques centaines d'humains ont survécu. (J'ai eu l'impression d'être dans "le fléau" de Stephen King!). Je suis avec trois autres personnes en train de marcher vers la ville de survivants qui s'est formée.
Une fois les immenses portes de la ville franchies (parce qu'en fait, c'est gardé; et il y a des remparts très hauts qui entourent la ville), je m'aperçois qu'en fin de compte, on est sur la mer. Les gens vivent ici, sur une immense plate-forme fortifiée qui flotte sur l'eau.
Il faut des volontaires pour aller cuire le pain (?!). Alors je me propose avec Cédric. Deux autres personnes qui sont plus anciennes ici, nous accompagnent.
On part à la nage pour fabriquer d'immenses baguettes pour toute la population près d'une île plutôt paradisiaque. Le ciel se couvre au loin... au point que ça commence à m'inquiéter. Les deux anciens ne veulent pas lâcher notre travail.
C'est trop la panique. On se casse avec Cédric. Les nuages sont tous noirs, et la mer commence à se déchaîner.
On arrive près de l'entrée de la ville. Ils sont en alerte à l'intérieur parce qu'ils ont repéré la tempête. Le verrouillage des portes est enclenché. Et nous alors ?!? On a juste le temps de rentrer.
Il y a aussitôt une messe très détachée pour les deux hommes perdus en mer. Je suis choquée. Mais y'a tellement eu de morts, ils ne sont plus à ça près."
" Un gamin est rentré par un velux de l'appart!!! Il a dû grimper sur le toit, malgré tous les risques encourus! J'étais sur la mezzanine, à moitié endormie, quand je l'ai vu s'immiscer chez nous. J'ai pas compris tout de suite, alors au début, je l'ai poussé avec mon pied.
Et puis, je me suis vraiment réveillée. Je lui ai gueulé dessus! "Mais on débarque pas comme ça chez les gens. Y'a une porte pour ça! Et puis, en plus, on ne te connaît même pas!" J'ai regardé par le velux, pour comprendre comment il avait pu rentrer... Il y avait d'autres toits collés au nôtre, et une fenêtre ouverte un peu plus loin. Je l'ai ensuite renvoyé chez lui... par la porte et les escaliers!
Au milieu du premier étage descendu (je le regardais du palier), je lui ai demandé son prénom. Et il m'a répondu: "Patrick, P.A.T.R.I.C.K" en épelant très fort chaque lettre. J'ai pensé à Patrick... Bruel (v'là l'association!!!) et j'ai dit à Cédric que j'allais raccompagner ce gamin chez lui. Sortie dans la rue, j'ai dû zapper cet objectif parce que je me suis retrouvée seule en train de remonter l'avenue. J'ai croisé le Samir de mon rêve précédent, adossé à un mur en train de fumer. Je me suis retournée, je lui ai souri, et j'ai continué mon chemin.
Je suis arrivée chez Laurence (qui n'est même pas dans ma ville en vrai!). Elle avait un chat (??). J'étais sur le canapé, il est venu à côté de moi et a commencé à déchiqueter mon tee-shirt... J'ai senti ses griffes qui m'ont fait horriblement mal. J'ai montré les dégâts à Laurence, les lambeaux de tissu sur mon côté gauche et les éraflures."
" Dans un grand magasin, rayon prêt-à-porter femme, je fouille un peu. Y'a une famille à côté, ils sont au moins dix, en train de chercher un parfum à offrir en cadeau à une petite fille qui est aussi présente.
Je repère une chemise cintrée qui me donne envie de l'essayer. Au lieu d'aller dans une cabine... je commence à retirer mon tee-shirt au milieu des gens ( :°s ). Cet habit m'habille parfaitement. Un gars efféminé vient me voir et me trouve splen-di-de avec cette chemise. Pour m'inciter à l'acheter, il m'emmène près d'une cabine, me demande de coller mon dos à une toise accrochée au mur, et m'annonce "152cm, il faut que la cravate soit fixée à 152 cm!".
C'est moche, les cravates pour femmes. Je comprends rien alors je le laisse en plan. Je retourne au rayon où j'ai trouvé l'article, et là, oh, je vois Samir assis sur une chaise de bar (les fringues sont maintenant suspendues dans une penderie-bar).
La famille du début, en fait, c'est la sienne. Ils sont trois quatre accoudés au bar, ils en ont marre d'attendre le choix décisif du cadeau. Je leur demande s'ils n'ont pas vu mon sous-tif, que j'avais retiré pour les essais. J'ajoute que j'aime pas ça, rester sans sous-tif.
Je remarque que le frère de Samir saigne du nez. Je lui fais remarquer qu'il saigne des deux narines. Ils sont complètement shootés, enfin ça en a tout l'air. Le gars en question se lève et demande à Samir de ne pas dire à leur père pour son "acrylité phénolique" (?? je sais pas ce que ça veut dire...)."
Un peu déçue... parce que le "petit bijou onirique" (selon les critiques) fait sombrer le rêveur dans la folie. Stéphane ne sait plus reconnaître rêve
et réalité (le spectateur non plus!) mais sa voisine Stéphanie trouve ça charmant... Mouaif, c'est pô trop crédible. La bande-annonce (et le titre!) m'avait laissé espérer à quelque chose de
plus touchant...
"C'est la guerre. Ca explose de partout, les civils courent dans la panique la plus totale. Certains sont tellement apeurés qu'ils en deviennent déboussolés. C’est peut-être triste comme image, mais ça ressemble à un cruel coup de pied jeté dans une fourmilière…
Les civils, j’en fais partie. Je crie, je cours, j’entends des déflagrations de tous les côtés, la frayeur m’a gagné aussi, je cours, je cours dans les ruelles de ce village que je ne connais pas, et j’ai peur.
Je me retrouve avec une vieille dame, son petit-fils, et une autre fille; devant une grande maison où on espère tous se cacher. Au fond de moi, je sais que ce n’est pas une bonne idée, mais bon dans l’urgence de la situation, il n’y a pas vraiment d’autres choix.
On court dans la maison, pour trouver une planque. La fille commence à monter à l’étage, alors je lui dis qu’elle serait mieux en bas. En arrivant dans la cuisine qui donne sur un jardin, je remarque un petit banc dans un renfoncement de la pièce. Je m’hasarde en dessous, mais c’est trop petit. Je propose à la grand-mère d’y placer son petit-fils. Finalement, je m’installe derrière la porte d’un placard de cette pièce.
D’où je suis, je peux voir le jardin par la porte-fenêtre. Je vois les militaires, je crois que ce sont des Allemands (je discerne l’accent mais je ne comprends rien). Le chef aboie quelques ordres.
Aussitôt, d’énormes tremblements font vibrer la maison. Ca va s’écrouler!
Mais le chef fait cesser le grutier et son boulet de démolition. Il a repéré du mouvement dans la maison (œil de lynx le gars!). Il fait casser les carreaux de la porte-fenêtre pour venir nous descendre en face à face, et peut-être aussi pour jouer un peu avec nous... Je ferme les yeux. Est-ce qu’il reste un espoir?"
Les rares fois où je vole dans mes rêves, c'est toujours en nageant la brasse, comme si j'étais dans l'eau. Quand je diminue l'amplitude ou la fréquence de mes mouvements, j'ai tendance à redescendre vers le sol, alors il me faut donner de l'impulsion dans les jambes pour récupérer de l'altitude.
C'est chouette de pouvoir expérimenter ça, même si ce n'est qu'en rêve...
La trame des histoires qui accompagnent mes vols épisodiques, je l'oublie toujours... parfois, j'ai la sensation d'avoir fui quelque chose, et puis... c'est tout. Quoiqu'il en soit, c'est toujours dans une certaine plénitude que je me déplace dans les airs, en partie parce que je sais qu'il n'y a que moi qui sait faire ça et que personne ne pourra me rattraper!
Quand il ne me reste que des sensations, et que je ne retrouve pas assez de détails, je ne poste rien ici...
Bref, donc là, j'ai quelques bribes à noter par rapport à ce dernier vol.
" On se trouve devant l'ancien Conservatoire de ma ville, avec des copains du collège, probablement à la sortie des cours. La nuit commence à tomber. On s'est convenus pour aller boire un pot dans le centre.
Deux filles sont parties chercher du liquide dans un distributeur quelques rues plus loin. Au bout d'un moment, je me rends compte que je voulais y aller avec elles. Je cours pour les rattraper, même si elles sont déjà bien loin.
Il y a un problème, je le sens. Je crois que les filles se sont fait agressées.
C'est là que je m'envole, du côté inverse (je vais même pas à leur rencontre pour vérifier que tout va bien!). Je brasse consciencieusement l'air pour me donner de l'élan et décoller du trottoir. Il faut absolument que je retourne chez moi. Il s'agit peut-être d'un cambriolage (?).
Comme de par hasard, cette agréable capacité de se mouvoir dans les airs me fait oublier les raccourcis. Je flâne un peu...
En traversant une rue, je me fais repérer par des flics. Grgrgrgr, pourtant, je suis en hauteur! Ils essayent de me poursuivre. En nageant un peu plus efficacement, je réussis à me dissimuler derrière une cheminée de toit. J'entends un hélicoptère qui s'approche. Je comprends qu'en fait, ils veulent m'intercepter tout simplement parce qu'ils ont peur de moi et qu'ils ne comprennent pas ce phénomène. Je vais les semer, pour rester libre et anonyme."
"On me dit dans l’interphone de faire attention en montant à l’appartement, il y a un méchant rôdeur dans les escaliers, alors il faut minimaliser le délai qui suit la sortie de l’ascenseur. C’est chez des amis de Cédric que je vais, au troisième étage de leur nouveau nid.
C’est un vieil ascenseur, avec une porte grillagée à fermer manuellement. Juste avant d’arriver au bon niveau, je m’aperçois qu’il y a un homme brun (avec les traits de Raphaël Mezrahi) qui grimpe les marches à toute vitesse. J’arrive avant lui, et suis les conseils préconisés, je file direct dans le sas de l’appartement.
En fait, le rôdeur de l’immeuble se trouve toujours dans les derniers étages (où nous sommes) et ne sais pas ouvrir les portes. J’apprends que c’est une sorte de fantôme errant qui hante les lieux et surtout un « creveur de yeux »…
Je me demande bien comment je vais trouver le courage de ressortir d’ici. En attendant, la soirée passe, et je rencontre une fille qui était dans ma classe au collège et que je n’avais pas revu depuis le lycée. Une copine, qui la connaît aussi, lui pose une question formelle sur son devenir… Je me souviens de ce bout de phrase qui achève la réponse et qui introduit un grand silence dans l’assemblée : « Depuis que ma mère s’est suicidée… ».
Petit blanc aussi dans l’espace temps de mon rêve. Je suis toujours au même endroit, bloquée dans cet appart’ maudit. J’ouvre la porte d’entrée, me retrouve dans le sas où il y a des chaussures et des portemanteaux, et entrouvre la porte du placard, à gauche, en face de la redoutable porte qui donne sur la cage d’escaliers.
Je me rends compte que le placard n’était pas réellement fermé. Une intuition me fait paniquer, il est derrière ! Je tente de refermer la porte mais c’est trop tard, il semble plus fort. Je hurle : « Maman ! » et j’entends qu’elle se précipite vers une chambre, je lui dis : « Je suis dans le sas ! Vite ! ».
Même si je lui résiste, ça ne suffit pas. Il m’attrape par les deux poignets et approche sa figure déformée de la mienne (pour me croquer les yeux, erk !). Je ressens une douleur lancinante là où il me tient. J’ai le réflexe de lui cracher au visage, dans l’espoir qu’il se recule."
Un bruit m’a réveillé, et quelque part, tant mieux vu comment c’était tendu pour s’en sortir. Une fraction infime de seconde, j’étais lucide, et j’ai senti le réveil venir : ça me faisait de moins en moins mal aux poignets.