" Il fait beau. Je marche dans l'eau claire d'un petit ruisseau. J'entends l'eau cogner dans les galets et ne ressens même pas le froid, c'est agréable... Je remonte le courant. En fait, je me rends compte que je suis avec Cédric. Il faut qu'on sorte du ruisseau pour rejoindre sa famille qu'il doit me présenter. On est dans un lieu inconnu.
Est-ce pour retarder le moment de la rencontre? En tout cas, je m'aperçois que des dizaines de Gryphea jonchent le fond. Ce sont des sortes d'huîtres... sauf que là, dans mon rêve, je me dis que ce sont des moules (?!?) qui appartiennent à une espèce fossile, alors qu'en fait, je les observe bien vivantes!!! J'ai la chance de les voir ouvrir leurs valves et de manger des petits crabes (euhhh, pourtant, on est dans un ruisseau, je mélange tout!). En plus, elles sont géantes (la taille de mes pieds!). Bref, c'est bien étrange de découvrir ça à la place des galets et c'est un régal de les observer de si près.
La peur de me faire pincer par ces bivalves géants l'emporte, je sors du ruisseau.
Cédric me fait donc découvrir des personnes de sa famille que je ne connais pas encore. Je me sens stressée. Je mâchouille un chewing-gum.
Une petite fille me tire par le bras pour attirer mon attention. Elle veut que j'aille leur raconter une histoire, à ses cousines et elle. Alors je m'éclipse du groupe d'adultes, parce que quand j'ai commencé à répondre par 'plus tard', sa mère m'a regardé avec des gros yeux. Sisi, j'aime bien les enfants, et ça ne me dérange nullement.
Pendant qu'on marche vers le bâtiment où il y a les autres enfants et la salle où on mangera, je sens le chewing-gum doubler, tripler, quadrupler... se multiplier sans fin dans ma bouche.
Dans la salle, je parviens à dire à la petite fille d'aller m'attendre avec les autres, le temps que je passe aux toilettes. En fait, j'essaye de cracher le chewing-gum dans un lavabo. J'en vomis presque. C'est horrible. Rien que de l'écrire, ça m'écoeure à nouveau!
Bref, j'arrive à m'en dépatouiller. En arrivant dans le cercle d'enfants assis par terre, je me rends compte qu'il n'y a pas d'histoires à lire ici... Va falloir que j'improvise.
Alors, pour créer un peu d'interactivité et de la complicité avec ces enfants que je ne connais pas, je leur donne ma règle: je commence à raconter une histoire, mais ensuite, chacun à son tour y ajoute un élément que j'intégrerai à mon récit pour que ça devienne notre histoire à tous.
" Il était une fois un roi qui avait une très jolie fille, une princesse que tout le monde aimait dans le royaume. Ce roi se baladait en forêt sur son cheval..."
Un petit garçon bégaye un peu en me disant, tout fier et tout content: "Et, et... il y avait aussi un chacheur."
Alors je continue: "Et oui, dans la forêt du royaume, il y avait un chasseur qui veillait tout le temps."
Une femme, sûrement une maman d'un petit bout ici, est arrivée, et a souri en voyant la scène. J'ai gagné des points à son égard?! hihihi."
La scène du ruisseau fait probablement référence à un super souvenir de quand j'avais 12~13 ans. C'était dans les Vosges, un ruisseau qu'on suivait les pieds dans l'eau, qui longeait le chalet où nous étions. C'était chouette, ça fait longtemps que je n'y avais pas repensé... pourquoi ça serait resorti comme ça?!? Sinon, pour le reste, je ne sais pas vraiment d'où ça vient...
" Bubulle nage paisiblement dans son bocal, comme à son habitude...
Mais Cédric vient l'agresser avec plein de "jouets": une amphore, un château, des algues vertes en plastique. Il jette tout ça dans son espace, sans se rendre compte que c'est bien trop pour Bubulle. Ca part d'une bonne intention, il veut que notre poisson ait de quoi s'amuser. Mais bon, y'a plus beaucoup d'eau pour nager.
Alors Super-Bubulle, qui semble froncer les sourcils, avec ses nageoires-méga-biscotos, commence à tout resortir de l'aquarium. Il dégage tout ce superflu comme s'il avait des bras. Ca voltige dans la pièce.
Et Cédric et moi, on le regarde, ébahis! Notre Bubulle est un extraordinaire poisson."
"Contre-coup probable des partiels et des révisions "bourrage de crâne", me voilà en train de rêver exam. Le stress culmine bien plus haut que pendant mes vraies épreuves.
C'est de la bioch'. Je suis dans une grande salle, au dernier rang des candidats, juste devant la prof responsable de ce module. 1h30 que je planche sur un truc que je trouve apparemment moyennement facile. Je m'applique pour remplir au meilleur possible les emplacements prévus de cette copie-double pré-imprimée. Un premier groupe se décide à sortir, avec une demi-heure d'avance... je sais que c'est parce que le sujet n'était pas trop difficile à traiter en peu de temps.
Le temps, le temps passe... Je n'arrive pas à boucler.
Il ne reste que cinq minutes. Il n'y a plus que deux personnes qui finalisent leurs copies, avec moi.
Et là, je m'aperçois toute paniquée qu'il y avait une seconde copie-double à remplir, cachée sous mes feuilles de brouillon !!! J'ai zappé la moitié du sujet! C'est un qcm. J'essaye de le lire. Mais je mélange tout.
La prof vient, compatissante, me dire que c'est fini.
Le comble: je me rends compte qu'une autre copie d'une épreuve de la veille est restée dans le fond de la salle et qu'elle a été oublié. Je supplie la prof de faire quelque chose pour que cette copie réintègre le tas à corriger.
C'est la grosse merdouille, mais faut limiter la casse.
Et en sortant de la salle, je réalise qu'il y a six chiffres de code pour les cartes bleues. Impossible de me souvenir des deux derniers ****°°, mais je me torture à essayer de trouver; comment je vais faire??? "
" Quelqu'un sonne à la porte. Je suis dans un appart inconnu, avec je ne sais pas trop qui.
Je vais ouvrir. C'est une tête qui me dit quelque chose... mais je n'arrive pas à retrouver qui ça peut bien être.
Il se présente comme Jacky Rata, ex-membre du Club Dorothée. J'hallucine. Il vient pour se proposer comme animateur, pour tout type de spectacle: mariage, anniversaire, enterrement de vie de jeune fille, garden-party...
Je ris dans ma barbe inexistante. Cédric vient pour voir à qui je parle. Il le rembarre aussi quand il repropose ses services. On l'invite à sortir. Jacky s'empresse d'agraffer son affiche sur notre mur, avec le détail de ses propositions et tarifs, des fois que quelqu'un qui passe par chez nous soit intéressé.
On n'est pas content!
Enfin, il s'en va. Mais avant, une dernière chose: il nous ramène une pompe à essence. C'est du miel, c'est un cadeau!
Je zieute dans le couloir, et m'aperçoit qu'il y a le tuyau dans toute sa longueur, et que celui-ci sort même dehors! Etonnant... Il commence à décharger des litres et des litres de miel dans la cave (pourtant, on est dans un appart sur un niveau ?!?). Il a l'air tout heureux de faire ça. Et puis il s'en va.
Nous partons aussi, parce qu'en fait, nous sommes maintenant sur un gros paquebot.
C'est la pleine mer et le capitaine nous convoque pour quelque chose de grave. Pour l'instant, il préfère le cacher aux passagers. Les soutes sont trop lourdes et le bateau s'enfonce. On risque de couler.
C'est là qu'on se rend compte de la supercherie! Le miel de Jacky qui emplit les soutes n'est en fait pas du miel! C'est un liquide à densité variable. Son poids augmente considérablement avec le temps. Il le savait... Quel salop!!!"
" On est en ville, des copines de la promo et moi, pour fêter la fin des exams. On passe devant le cinéma Storia (qui n'existe pas) et s'installons à la brasserie qui lui est rattachée, côté terrasse évidemment. Ouf, les partiels, c'est fini! C'est bon de pouvoir décompresser... (Pfff, chui encore en plein dedans :'( et oui).
Le serveur arrive une première fois pour savoir ce qu'on a choisi, repart, et revient pour me dire un mot à l'oreille: Vincent Cassel est accoudé au bar à l'intérieur, et je devrais aller lui parler.
Sans me poser trop de questions, j'abandonne quelques minutes mes copines pour aller voir Vincent.
Il est complètement pété. J'essaye de lui parler, seulement, il est total à l'ouest, me fait tout répéter et ne comprend rien. Il est peut-être bourré, mais ça en devient saoûlant! Alors je laisse tomber et rejoins ma chaise.
En fait, Vincent arrive aussitôt à notre table. Il n'est pas content parce que je n'ai pas insisté pour communiquer avec lui. Il nous dit qu'il va sauter du grand plongeoir, pour la peine.
Comme de par magie, un authentique plongeoir de 10m de haut avec un mini-bassin d'eau intégré apparaissent devant nous. Monsieur Cassel veut faire le beau et grimpe très fièrement l'échelle, convaincu que tous les regards sont pour lui.
Je réalise qu'il risque tout simplement de se tuer et commence à hurler pour le supplier de redescendre. Il ne veut pas m'écouter, et puis... il est bourré.
Trou noir dans mon rêve. Je ne sais pas comment ça s'est passé, mais je suis en train de rentrer de cette même soirée. Je dois prendre le métro (je ne suis pourtant pas dans une ville équipée pour!). C'est l'angoisse. Chaque personne que je croise est un ennemi potentiel.
C'est un peu compliqué. Je le sais de façon évidente et naturelle dans mon rêve, sans explications...
Les membres libres (des bras et des jambes) cherchent à coloniser la planète et à prendre le pouvoir sur nous, "pôvres zhumains". Ils profitent de l'inattention des gens fatigués, la nuit, pour les amputer et prendre possession de leurs corps.
En croisant quelqu'un qui paraît normal, subitement, un de ses bras ou jambes peut se désarticuler de son corps pour venir t'agresser et te convertir dans leur camp.
J'attends sur la ligne que je dois emprunter, toute stressée. J'appréhende. Il fait froid. Pourquoi je ne suis pas rentrée plus tôt?"
Quand Cédric est venu me faire un bisou avant de partir ce matin, je me suis réveillée avec "Vent frais, vent du matin" dans la tête (d'ailleurs, on peut noter que c'est pénible comme chanson au réveil!). J'arrivais pas à savoir pourquoi CA me trottait. Et puis il est parti, mais la chanson tournait encore dans ma tête. Et chting, je me suis souvenue du rêve qui lui était lié.
" Ca se passe au Conservatoire, dans une salle de solfège formation musicale, avec une prof qui nous enseignait cette discipline au bon vieux temps du collège. Toute ma classe réelle de l'époque est présente avec moi. Ce qui est marrant, c'est que j'ai revu leurs visages de 12~14 ans. J'étais vraiment plongée dans le passé.
C'était un cours sur l'histoire de la polyphonie, débutant avec le chant grégorien...
J'étais au premier rang, et malgré ma tête de gentille, Mme J. me regardait sans cesse avec un air menaçant. Je pensais "pétasse" quand elle me fixait méchamment... je ne lui avais rien fait! Et puis, son cours m'intéressait.
Une autre prof était dans un coin de la salle. C'était probablement une inspection, et je pense que ça explique cet excès d'autorité et de stress.
Ensuite, la prof a proposé d'illustrer la polyphonie vocale avec un canon populaire connu de tous: "Vent frais, vent du matin... vent qui souffle au sommet des grands pins, joie du vent qui souffle, allons dans le grand...."
L'angoisse de chanter faux m'a prise subitement. Impossible de donner de la voix. On s'est regardé avec mon voisin (c'était grassouille). Il essayait de m'aider avec des hochements de tête en rythme. J'avais une sorte de blocage. Et y'avait la prof qui m'incendiait du regard, comme si j'étais responsable de son échec en tant que pédagogue."
Le souvenir de ce rêve a fait appel à d'autres souvenirs, comme ces cours de chorale où J. se permettait de m'envoyer dans le couloir soi-disant à cause de mon insolence. Elle ne m'aimait vraiment pas lorsque j'étais au collège. Elle m'a fait croire longtemps que je chantais mal. En fait, je pense qu'elle avait peur de notre classe constituée d'un énorme potentiel d'éléments perturbateurs. Alors, elle cachait ça sous un semblant d'autorité.
C'est curieux que ça resorte si longtemps après. Ca me rend nostalgique de mes années collège.
" Je suis sur le blog de Manu Larcenet. Je farfouille dans ses liens, par curiosité. Ils se trouvent, dans mon rêve, sur la gauche en-dessous de sa biblio. Ils sont accompagnés de petits
commentaires.
Et là, mon cœur bat à cent à l'heure. Je vois un lien qui pointe vers mon blog.
Le petit commentaire dit:
"J'aime lire les rêves déjantés de cette demoiselle. C'est frais, tout comme ses fraises au barbecue ;) "
Je suis toute émoustillée... avant de réaliser bêtement que je n'ai fait aucun rêve de fraises au barbecue, et puis que d'ailleurs, ça m'évoque strictement rien de rien, des fraises grillées.
Je suis désillusionnée (pôvre fille lol). Je relis mieux le lien et m'aperçois qu'il indique "Mon sommeil en délire". Pffff, en plus, c'est du plagiat! "
No comment.
" Nous sommes au deuxième étage des galeries Lafayette, ma sœurette, Cédric et moi... en train de boire un pot autour d'une table ronde. Il y a eu une restructuration de l'espace et ils ont eu la bonne idée d'inclure un bar cosy qui ameute les gens et fait son effet.
On s'apprête à partir. Aussitôt levés, quelqu'un s'approche de la table pour garder les places.
Et là, grande surprise, je me rends compte que je le connais d'y à très très longtemps. C'est un gars qui était avec moi en piano au Conservatoire. Ca me fait plaisir de le revoir. Je lui claque le sourire et la bise. Mais apparemment, il ne m'avait pas reconnu parce qu'il a commencé par se reculer.
Bref, je lui demande des nouvelles et tout. Il me dit qu'il est toujours en deuxième année de piano (on devait en être à notre neuvième en vrai!). Il veut en faire son métier, alors il insiste dans cette voie, même si de toute évidence, elle ne lui réussit pas. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir un peu de pitié. Il ne fait rien à côté de ça, à part gambader en ville dans les soirées."
" Un voyage d'une journée est proposé par ma ville, pour aller en car jusque Londres, afin de visiter le Buckingham Palace.
Je décide d'y aller, seule, et apparemment, j'ai prévenu personne, et je n'ai pas pris mon portable.
On arrive devant les grilles, toujours dans le car. Il y a plein d'autres bus qui sont aussi là pour visiter. Des gars guident les véhicules parce que c'est la cohue.
On descend enfin se dégourdir les jambes. La visite est à sens unique, alors notre car s'en va contourner le bâtiment pour nous récupérer à la sortie.
En entrant à l'intérieur, c'est la grosse surprise. C'est comme une immense usine avec un plafond très très haut. Des ouvriers s'affairent sur des ordinateurs, leurs bureaux sont amassés les uns contre les autres. L'insonorisation est horrible, on entend le tapement des touches en écho. On suit le chemin de la visite, balisé par des cordes.
Quelqu'un me fait remarquer qu'ils sont moches, ces bureaux en formica. Et là, je réponds que je ne vois pas ce qu'il a contre eux, moi, je les trouve très bien (euh, objectivement, j'aurais dû les trouver hideux...).
C'est déjà l'heure de partir. On aura quasi rien vu, et surtout, j'aurai rien compris! Qui étaient ces gens et qu'est-ce qu'ils faisaient là sur ces écrans???
Me voilà rentrée dans ma province. Je ne réalise pas dans mon rêve que c'était vraiment nul mon voyage.
Des gens sont venus me chercher en voiture.
On s'arrête sur le bord d'une départementale, le long des champs. Une fille sort de la voiture et commence à marcher dans un champ. Je sors aussi et commence à la suivre. J'avais pas compris qu'elle cherchait un arbre ou un peu d'intimité (euh, faut croire que c'était une pause pipi!). Quand enfin, ça me percute; je fais demi-tour.
Mes jambes se font attaquées par des plantes piquantes. Saletés.
Je retourne à la voiture."