Mercredi 6 mai 2009
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21:48
" Naissance d'une histoire d'amour. En film. Je vis le film dans la peau de l'amoureuse passionnée. Le couple ne veut pas se séparer. Mais le (beau) jeune homme doit laisser sa belle pour aller
faire des courses dans la seule épicerie de l'île. Parce que oui, nous sommes sur une charmante petite île où il fait beau et où la végétation est luxuriante... L'homme ne connaît pas l'île et
ses secrets, contrairement à sa compagne qui est originaire d'ici.
Pour rejoindre l'épicerie, il faut traverser la prairie qui forme une colline. Il y a pas mal de gens autour de lui, parce que c'est un lieu de passage, un peu au centre de tout.
D'un coup souffle le vent. Tout le monde est aspiré dans les airs. C'est une scène au ralenti (peut-être inspiré des pubs Lacoste "qui s'envoient en l'air"). Focalisation d'un
instant sur le mouvement au ralenti des cheveux longs et ondulés d'une inconnue.
Les autres personnes sont de l'île. Elles savent comment faire pour redescendre sur terre en douceur.
Mais le jeune homme qui n'est pas d'ici prend beaucoup trop d'altitude. Les autres assistent impuissants au drame.
L'amante du malheureux (je la vois maintenant de façon extérieure) se précipite (au ralenti) pour assister à la chute de son bien-aimé. La gravité a repris ses droits. L'homme vient
s'écraser (toujours au ralenti) au sol.
Sur un plan un peu éloigné, je vois le corps inerte sur lequel pleure sa moitié, et des badauds qui viennent les encercler.
C'est fini."
Mardi 14 avril 2009
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16:00
" Devant une grande église. Les battants de la porte sont grand ouverts, ils m'invitent à rentrer. Je m'engage dans l'allée centrale. A quelle cérémonie assiste-t'on? Je crois que je viens pour
un mariage... Les bancs sont remplis d'adeptes qui écoutent religieusement la personne qui parle à l'autel.
Prise d'angoisse. Je ressors illico de l'église.
Je fais le tour du monument, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Il y a comme une ruelle, en terre battue, et un autre grand bâtiment se dresse juste à côté de l'église, ce qui rend
le chemin sombre.
Au bout de la ruelle, je découvre l'inimaginable. J'observe alors ce qui suit de façon extérieure, comme si j'étais un fantôme, je ne peux pas interagir avec les éléments de la scène. Il y a une
grosse trappe en métal qui remplace deux grosses pierres de l'église. Et une fosse juste en-dessous creusée dans la ruelle. Un homme manie avec une fourche la trappe, pour déverser ce qu'il y a
de l'autre côté à l'intérieur de l'édifice dans la fosse.
Horreur. Un épais liquide rouge vif coule à flot. On dirait du jus de tomate. Des bouts de corps baignent dedans. Des litres et des litres et des litres de sang remplissent l'immense fosse qui
paraît alors trop petite pour en contenir autant.
Je comprends alors que j'ai bien fait de ne pas m'aventurer plus dans l'église. Ce qui se répand ici, ce sont les fidèles... Et je découvre qu'il y a des amies d'enfance en train de nager dans
tout ce sang. Elles font des signes désespérés vers moi, pour que je vienne les aider. Mais il est impossible pour moi de faire quoi que ce soit, je suis un fantôme, étonnée qu'elles aient pu me
voir..."
Mercredi 8 avril 2009
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18:17
" Petit comité d'étudiants, en biologie végétale, avec notre inéluctable coach...
Je me sens stressée, sous pression. Aussitôt installée à une place, le prof me demande de réaliser un schéma d'une zone karstique, avec une intonation déstabilisante du genre "c'est une colle,
elle va morfler". (On est en biologie végétale, et pourtant, il s'agit d'un truc géologique, bizarre...).
En tout cas, pour moi, c'est le soulagement, parce que ça, je sais faire! Je vais au tableau et me lance sans hésiter dans la confection d'un schéma qui ressemble plus à un dessin à la craie. En
commençant par représenter des bancs calcaires puis en représentant des cours d'eau et comment ils s'infiltrent dans la roche. Pendant ce temps, le prof va farfouiller sur son ordi dans une pièce
voisine, en gardant un oeil sur moi. Puis j'efface des parties calcaires pour construire des cavités issues de la circulation des eaux et de la dissolution des carbonates. Je m'applique
minutieusement sur des détails, je colorie à la craie. Mon oeuvre remplit tout le tableau. Il s'est passé un temps fou!
Pour unique légende, j'ai écrit "aven" (correspond à un gouffre)."
Remarques:
- Depuis le mois de septembre, je rêve régulièrement de ce prof... (dommage que je n'ai pas eu le temps de tous les retranscrire mais j'en ai noté un en octobre ici). Je ne sais pas trop ce qu'il incarne dans mes rêves, mais ça m'intrigue. Souvent, je dois lui prouver que je sais
des choses, que je suis capable de réussir. Et ça peut parfois être semi-érotique (il ne se "passe" rien, mais il y a une attirance physique mutuelle).
- La karstologie, je ne l'ai pas particulièrement étudié dernièrement... Alors je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai brassé ça cette nuit. Je me demande si ça pourrait être lié à la pluie que
j'ai pu entendre tomber sur le Velux pendant mon sommeil... (eau=hydrogéologie=karst?). La légende "aven" m'interpelle aussi... En notant ce rêve, je me suis souvenue d'une bd que j'ai lu il y a
un moment, qui m'avait plu et qui s'appelait "Aven". L'action se passait dans un village près d'un aven dans lequel
avaient eu lieu de drôles de choses tenues secrètes.
Mardi 7 avril 2009
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12:57
" Tragique. J'assiste à l'enterrement d'une de mes tantes. Je suis triste, triste, triste. Je pleure. J'ai du mal à assimiler le fait que ce soit vrai (heureusement, ce n'est qu'un rêve). C'est
arrivé de façon si soudaine...
Ses deux enfants - une fille, l'aînée, et un garçon - sont là, mais aucune émotion ne transparaît chez eux. J'aimerais imaginer que c'est leur façon d'être sous le choc... mais je n'y crois pas.
Ca me semble absurde de voir mes cousins s'ennuyer là, à trouver le temps long, alors qu'ils devraient être effondrés."
Il y a quelques jours, j'ai lu le tome 1 de Sambre (Plus ne m'est rien... de Yslaire et Balac) dont sont extraits les dessins au-dessus... c'est au tout début de l'album, on ne connaît pas
encore les personnages, et ce passage m'a marqué (petite précision: c'est leur père qui est mort et non leur mère), alors je pense que c'est lié au rêve.
Vendredi 20 mars 2009
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11:48
" Un spectacle musical à voir et écouter. De beaux fauteuils rouges chatoyants assortis à d'immenses rideaux en velours qui encadrent la scène! Chouette alors. (Je viens de me rappeler,
en revisualisant mon rêve, qu'en fait, cet endroit correspond à la salle de l'ancien Conservatoire où je passais mes auditions de piano vers 8-10 ans. J'ai dû simplement un peu
l'embellir.)
Le spectacle, c'était un enchaînement de petites scénettes qui n'avaient vraisemblablement pas de lien entre elles, avec pour chacune une ambiance.
Mais j'étais vers le quatrième rang, sans personne à côté de moi. :(
J'ai donc rejoint ma soeurette qui était au premier rang, bien que ce soit déjà commencé.
Cette scénette se passait dans la pénombre, avec un éclairage bleu. Il y avait une immense chorale disposée sur des gradins, avec des costumes un peu spéciaux (genre traditionnel thaïlandais). La
musique était douce, plutôt agréable. Incroyable, je reconnais ma prof de physique de terminale dans les chanteurs! Je me demande ce qu'elle fait là... Comme le chant dure longtemps, je commence
à m'ennuyer, et chose qui ne se fait pas, j'ouvre mon gros bouquin - un pavé - qui est une analyse de l'oeuvre à laquelle nous assistons. C'est seulement à ce moment que je comprends que tous ces
morceaux qui s'enchaînent sans transition (et d'ailleurs, sans applaudissements) sont en fait une seule et même oeuvre pondue par un seul auteur-compositeur au doux nom de Wjhyerwzik ou une
orthographe dans le genre. Je me fais la réflexion qu'il est quand même fort, ce gars! Je cherche le passage qui relate de la scénette à la thaïlandaise. Et je découvre, surprise, qu'il y a des
lignes déjà soulignées au stylo-feutre, comme si j'avais déjà étudié ce livre! Ma prof de physique me fait les gros yeux. Elle a réussi à me repérer!
C'est l'entracte. Nous sortons de la salle pour nous retrouver dans un endroit que je ne connais pas mais qui est sensé être le Conservatoire. Nous sommes au premier étage, avec vue sur le
rez-de-chaussée, puisque c'est comme une mezzanine. Pour rejoindre l'autre morceau du premier étage, il y a un pont en cordelettes blanches, instable à souhait. Ma maman et mon petit frère s'y
aventurent. Je les suis. Mais au milieu du pont (qui est quand même au moins trois fois plus haut qu'un vrai premier étage), c'est la prise de panique. Pour se hisser au bord du premier étage si
peu évident à atteindre, il y a une fille d'environ dix ans avec quelques kilos de trop. Ceux qui y sont arrivés m'encouragent. Et je prends sur moi pour rejoindre les miens. La fille de dix ans
m'aide, elle a un bandage sur tout l'avant-bras et la main côté droit. C'est soi-disant pour avoir plus d'adhérence. Mais ça glisse. J'ai cru que j'allais tomber.
Me voilà enfin de l'autre côté. C'est bizarre d'avoir "embauché" une fillette pour aider les gens à se hisser ici... (un éclair de lucidité?). Nous rejoignons le buffet, l'objectif de notre
traversée épique! Et je suis étonnée de voir qu'ils proposent du jus de canneberge."
Mardi 17 mars 2009
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11:59
" On était dans le futur. Je regardais la télé. Les scientifiques venaient de découvrir qu'une minorité de la population avait développé un nouveau mode d'excrétion azotée différent de
l'uréotélie classique, prouvant ainsi que l'espèce humaine évoluait génétiquement et manifestait de nouvelles adaptations.
Les gens qui ont un régime hyposodique seraient capables de ne pas uriner pendant 24 heures.
Parce que les déchets protéiques s'évaporent par la peau et que l'eau est recyclée dans l'organisme.
Et je me suis retrouvée dans le lit, me rendant compte que je n'avais pas fait pipi depuis longtemps... mais que je n'avais pas envie pour autant. Je me suis dit que je devais faire partie de ces
gens qui étaient capables d'avoir une excrétion azotée par la peau.
Et je me suis demandée si cette nouvelle adaptation n'était pas une "régression" qui favoriserait le développement d'infections urinaires chez ces gens."
Samedi 28 février 2009
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08:23
" Encore seule dans l'appart. Avec un sentiment d'insécurité, même si tout est bien fermé. Ca frappe de façon insistante à la porte. Je n'ose pas trop ouvrir. La soirée est déjà bien entamée.
Alors je demande qui sait. Une voix me répond: "Tu peux ouvrir?! C'est le voisin!". Elle me dit quelque chose cette voix.
Ok. J'ouvre. Ou plutôt, j'entrouvre. En face de moi: un gars blond aux cheveux très courts, avec des lunettes à grosse monture plastique noire rétro soi-disant tendance, un tee-shirt blanc porté
près du corps avec des inscriptions anglaises en argenté, un jean et des baskets qui doivent coûter cher... Il a l'air complètement allumé ce gars et il a un sourire figé. Il me demande de venir
s'amuser avec eux en-dessous. Je dis que je suis en pleine révision. Il me redemande de l'accompagner.
Non, désolée. Je commence à refermer la porte, tout en voyant qu'il a le matériel pour piquer quelqu'un dans sa main légèrement cachée. J'ai une pensée pour la drogue des violeurs. Je panique. Je
pense à Cédric. Je pense que je suis conne d'avoir ouvert la porte. Je pense encore à Cédric. Je ne veux pas être droguée. J'ai un mouvement pour tourner le verrou.
Je me sens partir. Tout devient noir, j'ai la sensation de tomber dans du coton. Et une voix me chuchote "Délirium"."
Avant de me réveiller, pendant ce laps de temps où je perds conscience, une foule de choses bizarres me traversent l'esprit. Impossible d'en faire le récit! Cette sensation de fouillis
intellectuel et de perte de contrôle est hyper désagréable. D'où mon issue: le réveil.
Jeudi 26 février 2009
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11:23
En pleine nuit, j'étais toute seule, mais je me suis fait réveiller par un violent coup de poing!
" On était dans une voiture avec de la famille, à un feu rouge. Il faisait nuit. Impossible de savoir où on était exactement. Et un agresseur cagoulé menaçant est surgi de nulle part, attaquant
directement le passager avant d'un coup de poing qui a traversé la vitre (comme si la fenêtre était ouverte ou transparente). J'ai ressenti une violente douleur au ventre, comme si c'était moi
qui me trouvait devant (alors que j'étais à l'arrière et observais la scène)."
Instantanément, je me suis réveillée et je me suis quasi retrouvée assise. Je m'endors toujours sur le ventre, et au moment du rêve, j'étais sur le dos. L'impulsion du coup de poing, je l'ai
vraiment perçu, comme si il y avait vraiment une présence. C'est fou d'avoir vraiment vécu cette agression! (petite précision, je n'avais aucune gêne ou douleur abdominale physique qui aurait pu
être à la base de mon rêve... alors, je ne vois pas d'où il vient).
Dimanche 15 février 2009
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18:42
Je me suis fait réveiller ce matin par un bisou sur la joue. Mais pour rigoler, Cédric a fait semblant de me mordre. Et d'un coup, ça m'a rappelé que je l'avais vraiment croqué cette nuit!!!
" Il était allongé sur le dos, dans son lit, à moitié endormi. Et moi, j'étais au-dessus de lui.
Prise d'une pulsion cannibale, j'ai croqué sauvagement son torse du côté gauche. Je me suis retrouvée avec une grosse bouchée de viande dans la bouche. Il y en avait trop. J'avais du mal à
mâcher, à cause de la quantité. Niveau goût, il n'y en avait pas... Tout en essayant de mastiquer la chair de mon amoureux, j'observais le trou béant dans sa poitrine (il n'y avait pas de
côtes, et ça ne saignait pas... c'était juste rouge).
Et subitement, je me suis inquiétée: est-ce que j'ai croqué trop profond? est-ce que j'ai endommagé son coeur???"
Après réflexion, en renotant ce rêve, je me rends compte qu'en fait, j'ai croqué du côté gauche, mais que du coup, c'était SON côté droit. Il n'y avait pas d'inquiétude à avoir pour son muscle
cardiaque! (lol)