| Novembre 2009 | ||||||||||
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" Encore seule dans l'appart. Avec un sentiment d'insécurité, même si tout est bien fermé. Ca frappe de façon insistante à la porte. Je n'ose pas trop ouvrir. La soirée est déjà bien entamée.
Alors je demande qui sait. Une voix me répond: "Tu peux ouvrir?! C'est le voisin!". Elle me dit quelque chose cette voix.
Ok. J'ouvre. Ou plutôt, j'entrouvre. En face de moi: un gars blond aux cheveux très courts, avec des lunettes à grosse monture plastique noire rétro soi-disant tendance, un tee-shirt blanc porté
près du corps avec des inscriptions anglaises en argenté, un jean et des baskets qui doivent coûter cher... Il a l'air complètement allumé ce gars et il a un sourire figé. Il me demande de venir
s'amuser avec eux en-dessous. Je dis que je suis en pleine révision. Il me redemande de l'accompagner.
Non, désolée. Je commence à refermer la porte, tout en voyant qu'il a le matériel pour piquer quelqu'un dans sa main légèrement cachée. J'ai une pensée pour la drogue des violeurs. Je panique. Je
pense à Cédric. Je pense que je suis conne d'avoir ouvert la porte. Je pense encore à Cédric. Je ne veux pas être droguée. J'ai un mouvement pour tourner le verrou.
Je me sens partir. Tout devient noir, j'ai la sensation de tomber dans du coton. Et une voix me chuchote "Délirium"."
Avant de me réveiller, pendant ce laps de temps où je perds conscience, une foule de choses bizarres me traversent l'esprit. Impossible d'en faire le récit! Cette sensation de fouillis intellectuel et de perte de contrôle est hyper désagréable. D'où mon issue: le réveil.