" On était dans le futur. Je regardais la télé. Les scientifiques venaient de découvrir qu'une minorité de la population avait développé un nouveau mode d'excrétion azotée différent de
l'uréotélie classique, prouvant ainsi que l'espèce humaine évoluait génétiquement et manifestait de nouvelles adaptations.
Les gens qui ont un régime hyposodique seraient capables de ne pas uriner pendant 24 heures.
Parce que les déchets protéiques s'évaporent par la peau et que l'eau est recyclée dans l'organisme.
Et je me suis retrouvée dans le lit, me rendant compte que je n'avais pas fait pipi depuis longtemps... mais que je n'avais pas envie pour autant. Je me suis dit que je devais faire partie de ces
gens qui étaient capables d'avoir une excrétion azotée par la peau.
Et je me suis demandée si cette nouvelle adaptation n'était pas une "régression" qui favoriserait le développement d'infections urinaires chez ces gens."